En mai 2019, Fujifilm annonçait un tout nouveau boîtier Moyen Format qui allait révolutionner le monde de la photo. Un appareil avec un capteur Moyen Format rétro-éclairé de 102 millions de pixels, et qui plus est stabilisé sur cinq axes (une première), capable de filmer en 4K, et doté d’un autofocus à détection de phase et de contraste. Je pourrais m’arrêter ici et conclure cet article, tant ces fonctionnalités sont hors du commun dans le petit monde du moyen format.
Mais ce n’est pas tout, car avec toutes les mises à jour successives depuis son lancement, le GFX100 n’a eu de cesse de s’améliorer et ce, pour le plus grand bonheur des nombreux photographes qui ont le privilège de travailler avec jour après jour.
À ce sujet justement, Fujifilm a annoncé récemment, une version beta pour le GFX100 qui lui permettra, excusez du peu, de filmer en 12-bit 4K ProRes RAW avec l’Atomos Ninja V. Quand on pense que le GFX100 est avant tout destiné à la photographie, cela démontre à quel point la marque japonaise est sérieuse avec sa gamme moyen format et compte à terme la démocratiser au point qui sait, dans un avenir plus ou moins proche, détrôner les Full Frame dans le cœur des passionnés !
Tous nos clients qui l’ont acheté, ne tarissent pas d’éloges à son sujet, et la phrase que l’on entend souvent de leur part est : « je n’ai jamais eu de toute ma vie, un boîtier aussi bon que celui-là ! » Ils entendent par là même, que la qualité d’image est phénoménale, le détail et la plage dynamique sont ahurissants, car le GFX100 est à l’aise aussi bien en studio, en architecture, en paysage ou en reportage. Son seul point faible, est évidemment qu’il n’est pas fait pour la photo de sport, car sur ce terrain là, les Reflex sont encore les rois de la discipline. Quoique plus pour très longtemps quand on voit les progrès réalisés par les nouveaux boîtiers hybrides que sont les Sony, Canon et Nikon en 24×36 qui commencent peu à peu à gagner du terrain…
Dans tout cela, il ne faut pas oublier les optiques qui sont ô combien importantes pour la réussite d’une gamme de boîtiers. Et à ce sujet, Fujifilm n’a rien à prouver, car n’oublions pas que pendant des années, la marque japonaise fabriquait les optiques pour le système H de Hasselblad. En vidéo « broadcast » ou « ciné », Fujifilm est un acteur majeur aussi. La gamme d’optiques en monture GF pour leur gamme moyen format, ne déroge pas à la règle. Les optiques sont excellentes, à un prix raisonnable en comparaison de leurs concurrents directs, et la gamme s’étoffe rapidement et sans à coups depuis son lancement.
Fujifilm a révolutionné le monde quelque peu sclérosé du moyen format au point que plusieurs photographes fidèles aux marques Hasselblad ou encore Phase One, on sauté le pas et migré vers le GFX100 !
Bastiaan Woudt est un de ceux-là. Ce photographe Hollandais nous raconte dans une vidéo, son passage de Phase One à Fujifilm, et les raisons qui l’ont poussé à faire ce choix. Il ne critique pas la marque danoise, avec qui il a été très fidèle durant de longues années, mais le temps était venu pour lui, d’évoluer et de changer de cap..
Voici les ponts essentiels qui sont repris dans cette vidéo
Le moyen format est-il fait pour vous?
Qui sont vos clients?
Quelle est votre production?
Créez-vous un nouveau travail pour une impression grand format?
Ces photos sont-elles juste pour vous?
Bastiaan Woudt aime le moyen format en raison de son look unique
L’aspect du moyen format est difficile à expliquer
Le moyen format concerne la texture / les détails / la profondeur de champ
Lorsque vous vous habituez au look, vous commencez à le reconnaître
La lumière du jour et le flash font une grande différence avec le format moyen
Vous ne pouvez pas obtenir le look moyen format en post-production
Bastiaan Woudt a toujours aimé travailler avec Phase One
L’inconvénient de la plupart des appareils photo de moyen format est leur lourdeur et leur coût
Bastiaan Woudt tourne généralement en studio, mais il voyage davantage avec ses caméras pour obtenir une qualité d’image maximale
Se déplacer avec sa caméra était difficile et le Phase One est sensible à la poussière
Ces inconvénients l’ont amené à chercher un nouvel appareil photo et le GFX100 étant sorti, il l’a emprunté
Bastiaan Woudt ne voulait pas renoncer à la qualité ou changer de marque, mais après des tests à l’aveugle côte à côte, il a été convaincu de changer
Le GFX100 pèse la moitié d’un Phase One et c’est la principale raison pour laquelle il a switché
Le GFX100 est comme un appareil photo moyen format dans un boîtier de Reflex
La caméra est parfaite
Sur 10 clichés avec le Phase One, seuls quatre étaient nets
Le GFX100 réussit 8 photos sur 10 avec une mise au point parfaite au degré qu’il souhaite, même en basse lumière
l’IBIS fonctionne très bien pour les prises de vue à main levée jusqu’à 1 / 50e de seconde et 95% des photos qu’il a faites sont à main levée
Bastiaan Woudt peut réaliser des clichés avec le GFX100 que Phase One ne peut tout simplement pas grâce à Il’BIS
Les doubles cartes SD sont un plus
La taille des fichiers est énorme avec un capteur de 102MP
Vous pourriez avoir besoin de plus de stockage si vous achetez un GFX100 🙂
L’écran rabattable n’est pas très utile pour son usage
Le viseur descendant en option est très utile pour les travaux intérieurs
Bastiaan Woudt a commencé avec Sony / Canon / Leica / Hasselblad / Phase One et travaille maintenant avec du Fujifilm
Il adore aussi son Leica, c’est le premier appareil photo qu’il a acheté avec ses revenus de la photographie
Nous sommes convaincus, que tout ceci n’est que le début, et que Fujifilm va au fil des années qui viennent, agrandir sa clientèle potentielle qui va migrer vers le moyen format et se délecter des images produites avec leur rendu si particulier et enchanteur…
Si vous aussi vous voulez sauter le pas et migrer vers le système moyen format de Fujifilm, n’hésitez pas à venir nous rendre visite et à demander conseil auprès de nos collaborateurs, ils se feront un plaisir de vous conseiller…
Photographe amateur passionné depuis plus de 15 ans, Michel développe une expertise solide dans le domaine de la photographie, acquise par une pratique régulière et approfondie. Son expérience couvre principalement la photographie de studio, le portrait et l’exploration de rendus spécifiques, avec un intérêt marqué pour les boîtiers monochromes et le moyen format, des outils exigeants qui nécessitent une parfaite maîtrise de la lumière et du flux de travail.
Au fil des années, Michel a mené de nombreux projets personnels et techniques, lui permettant de tester, analyser et comparer du matériel photo dans des conditions réelles d’utilisation. Cette expérience de terrain constitue le socle de son approche éditoriale sur le blog PCH, où il partage des conseils concrets, des retours d’expérience objectifs et des analyses détaillées destinées aussi bien aux photographes amateurs qu’aux professionnels.
Sa vision de la photographie repose sur la compréhension des fondamentaux — lumière, composition et intention — plutôt que sur les effets de mode. Pédagogue dans sa démarche, Michel accompagne les lecteurs du blog PCH dans leur réflexion et leurs choix, en mettant l’accent sur la cohérence entre pratique photographique, matériel utilisé et résultats recherchés.
En parallèle de la photographie, Michel est musicien et passionné de musique, une sensibilité artistique qui influence son regard et sa manière de construire une image. Amateur de café de qualité et fervent défenseur de la photographie en noir et blanc, il revendique une approche authentique, durable et exigeante de l’image, fondée sur l’expérience, la rigueur et la passion.